On commence ce bilan pour les récompenses attribuées au cours de ce mondial:

MVP: Horakova (12,1 pts, 5,5 rbds, 3,8 passes)

Meilleur 5: Horakova-Taurasi-Viteckova-Lyttle-Leuchanka

Ca tient la route, même si avec un meilleur parcours de son équipe, j’aurais bien vu Cambage gratter une petite place dans ce 5. Mais Lyttle et Leuchanka ont vraiment été impressionnantes. Concernant Taurasi, il n’y a pas photo. Enfin les suffrages ont récompensé le bon parcours des Tchèques, ça se tient !!

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On peut ensuite faire un bilan en relevant les déceptions de ce mondial et les satisfactions (voire révélations) tant sur le plan individuel que collectif:

Déceptions:

  • Russie: Première après les phases de 8ème, la Russie s’est faite surprendre par une valeureuse Biélorusse puis par l’équipe d’Australie. Alors qu’on l’on attendait dans le dernier carré (voire plus), l’équipe de Russie ne termine finalement qu’à une décevante 7ème. Stepanova n’a pas eu le même rendement que ces dernières années, Hammon était bien trop seule. Les Arteshina, Korstin, Osipova, etc. ont déçu. Certainement la fin d’une époque pour la Russie.
  • Lauren Jackson: Au delà même de l’équipe d’Australie qui a été décevante, c’est surtout sa leader qui a été un ton (voire deux) en dessous. Du coup cela s’en est ressenti sur le jeu des Aussies. L’enchainement Europe l’hiver et WNBA l’été doit commencer à peser sur une vieillissante équipe Australienne.
  • Le basket Africain: Avec le Sénégal et le Mali, l’Afrique avait deux représentants cette année aux mondiaux. Et il faut bien l’avouer, ce n’était pas trop concluant. On a pu observer l’écart entre les nations africaines et le reste du monde. C’est dommage ! Bon courage à Hervé Coudray, qui a repris en main le Mali, pour se qualifier aux JO de Londres et montrer un autre visage du basket venant d’Afrique.

Satisfactions:

  • Liz Cambage: La grosse révélation de ce championnat du monde pour moi. La pivot Australienne, du haut de ses 19 ans, a porté son équipe sur certains matchs (notamment lorsque Jackson était en-dedans). C’est l’avenir des Aussies et peut-être l’avenir du basket mondial sur le poste de pivot si elle a arrive à développer un shoot à 4-5 mètres mais aussi à améliorer ses prises de position au poste (utilisation trop fréquente des coudes).
  • USA: Comment ne pas citer les USA parmi les satisfactions alors qu’elles ont tenu leur promesse tout en faisant tourner un effectif plus que complet (Sue Bird est la joueuse la plus utilisée avec 21,4 minutes en moyenne par match). Il y avait un écart entre les USA et les autres nations cette année !
  • Biélorussie et République Tchèque: Par là je tiens à mettre en avant l’émergence de nouvelles nations dans le basket mondial et ça fait du bien de pas toujours retrouver les mêmes équipes en haut du classement. Basée sur une bonne défense et la meilleure paire d’intérieur du tournoi (Leuchanka et Verameyenka), la Biélorussie a surpris tout son monde en atteignant le dernier carré de la compétition. Quant à la République Tchèque, portée par son public, a elle aussi beaucoup surpris. Viteckova et Horagova ne sont pas étrangères à la médaille de leur équipe.
  • France: Certains se demanderont pourquoi la France figure parmi les satisfactions, eh bien je juge que malgré les défections de trois joueuses majeures (Gruda, Gomis et Yacoubou) elle a réussit un bon championnat du monde et est passée à 50 secondes d’une demi-finale. Personne ne le prédisait en début de compétition et le bilan est plus que satisfaisant pour moi.
  • Diana Taurasi: Toujours un réel plaisir de la voir fouler un parquet de basketball. C’est la classe à l’état pur, rien à ne redire sur cette joueuse.
  • Sancho Lyttle: Impressionnante dans la raquette Espagnole pour ses premières sélections (naturalisée en Juillet), la joueuse en provenance des îles St Vincent et les Grenadines a tourné à 17,9 pts et 11,6 rbds par match. Sans sa blessure en quart contre la France, elle aurait surement été en course pour remporter le titre de MVP du tournoi.

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Bilan des Françaises:

Marielle Amant: Venu pallier le forfait de Gruda, Amant n’a pas été mal sur ce tournoi. Certes elle a été dominée par des intérieures de la trempe de Jackson, Cambage and co. mais son apport sur certaines attaques a été intéressant. Maintenant avec la présence de Gruda et Yacoubou devant elle, il est pas sur qu’on la revoit de si-tôt.

Clémence Beikes: Tournoi intéressant réalisé par Beikes. Les premiers matchs ont été difficiles pour elle mais au fur et à mesure elle a su trouver la mesure de l’événement pour finir parmi les meilleures scoreuses de l’équipe (6,7 pts). Adroite aux shoots (54%) elle a su débloquer certaines situations. J’ai bien aimé son apport au jeu des Françaises.

Jennifer Digbeu: Bonne découverte aussi au cours de ce mondial. Digbeu a su gagner sa place dans la rotation notamment grâce à son shoot derrière l’arc (10/31). Sur certaines séquences, sa capacité à se créer son shoot a sorti la France de mauvaises passes.

Céline Dumerc: Que dire de note capitaine ! Malgré sa fin de match suspecte contre l’Espagne, rien à dire sur sa prestation dans ce championnat. Avec sa vista et sa vision du jeu, elle fait clairement partie des meilleures meneuses de jeu au monde. Présente dans toutes les catégories statistiques (8,7 pts, 4,1 rbds, 3,7 passes, 1,6 inteceptions), Dumerc a su donner de la voix quand il fallait pour remotiver ses troupes. Vraiment la leader de cette équipe.

Elodie Godin: Amené à avoir plus de temps suite à la blessure de Miyem, Godin en a profité pour montrer qu’elle avait quelques atouts offensifs dans sa besace (surtout contre l’Australie). Intéressante de cette position de role player. Sur le jeu dos au panier, elle a tout de même montré quelques limites face à des joueuses plus grandes et plus mobiles qu’elle.

Johanne Gomis: Très peu utilisée par Pierre Vincent (37 min sur 6 matchs), difficile de faire un bilan pour J. Gomis. Même si, les périodes où elle était sur le terrain, elle s’est bien battue et a rentré 2 tirs sur 4 derrière l’arc.

Pauline Jannault-Lo: Prise pour ses qualités de shooteuse, la joueuse de Tarbes n’a pas été au rendez-vous des mondiaux. Avec un 6/20 à trois points et une défense parfois complétement à la rue, P. Jannault-Lo n’a pas été en mesure d’apporter ce qu’elle aurait pu à cette équipe. Dommage.

Marion Laborde: Elle aussi selectionnée pour ses qualités de shooteuse, sur le peu de temps de jeu qu’elle a eu (10 min en moyenne sur 6 match), elle a donné satisfaction avec notamment un 8/12 à 3 points. Il lui manque tout de même un peu de taille et une certaine grinta pour pouvoir émerger au plus haut niveau.

Anaël Lardy: Difficile de prendre la relève de Dumerc à la mène. Parfois en difficulté (notamment sur le premier tour), Lardy a fait ensuite des meilleurs matchs. Dommage qu’elle n’ait pas été plus adroite (32% à 2 pts et 22% à 3 pts).

Florence Lepron: Assignée à des missions défensives sur ce mondial (notamment sur Maltsi ou encore Valdemoro), Lepron a fait un tournoi sobre mais efficace sur le plan collectif et individuel (5,7 pts à 52%, 1,6 passes, 1,5 interceptions). C’est le genre de joueuse bénite pour un coach.

Endene Miyem: La grosse satisfaction de ce championnat du monde. Leader au scoring (11,8 pts) et aux rebonds (5,1) des Bleues, Miyem a apporté une solution offensive de plus dans les plans de jeu de Pierre Vincent. On ne l’attendait pas forcément à pareille fête et c’est une excellente surprise. Espérons qu’elle confirme cette année avec Bourges.

Emeline Ndongue: En l’absence de Gruda et Yacoubou, Ndongue portait sur ses épaules le poids de la raquette. Parfois en difficulté (face à Jackson, Cambage ou encore Lyttle), Ndongue a montré qu’on pouvait toujours compter sur elle. Sans être flamboyante (6,6 pts, 4,2 rbds) Ndongue a toujours répondu présente.

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Sources: Site officiel

Photos: www.fiba.com