J’attendais ce jour avec plus ou moins d’impatience. Ce jour où il me serait donné l’occasion de parler d’un de mes plus grands amours : les New York Knicks. En effet, Marwin m’a tendu une petite perche en balançant un article de Jimmy sur mes « bockers » et je ne pouvais me taire devant des arguments que je vais démonter aussi facilement qu’un meuble IKEA. J’ai eu la chance (et la folie surtout) de voir l’intégralité de la saison New Yorkaise (surtout quand tu bosses le lendemain). J’ai vécu de prêt la mutation du Roster en cours de saison et la venue sur-médiatisée du Melo. La chance aussi d’assister à 3 matches au Garden (Boston, Magic et Bucks) et de retrouver une ambiance électrique. J’évite de parler de mon équipe car je ne suis pas, mais alors pas du tout objectif la concernant. J’ai autant souffert qu’un supporter abonné du PSG ces dix dernières années. Comme l’équipe de foot de la capitale, cette année est celle d’une renaissance et d’un retour aux affaires sportives de Big Apple. Le Stoud’ l’avait annoncer l’été dernier: « The Knicks are back!!! »

D’ANTONI EST-IL L’HOMME DE LA SITUATION?

Mike fut embauché en 2008 par Donnie Walsh en sachant pertinemment qu’il devrait patienter avant d’avoir des joueurs corrects et donc un bilan de victoire dans le vert. 2009 et 2010 furent de longues saisons semées de claques, de roustes et autres trempes en tout genre. Le staff technique pensait plus à dégager tous les boulets de l’effectif arrosé de contrats pharaoniques que d’équilibrer une équipe qui jouait en première intention sans en avoir le potentiel ni le talent. D’Antoni AKA Mister Pringles (c’est son nickname au Garden) patiente donc et profite pour donner un temps de jeu conséquent à certains jeunes joueurs comme Gallinari, Chandler, qu’il utilisera allègrement la saison suivante. Avec l’arrivée de Stat, il possède cette star capable de faire basculer un match et d’entrainer toute une équipe derrière elle. Ceci dit, Mike a une sale manie. Il aime trop laisser des joueurs sur le banc des matches entier sans raisons apparentes (Bill Walker) et à l’inverse, avoir une confiance totale en Jared Jeffries, arnaque suprême de cette ligue. Bref, un coaching assez particulier mais dur à juger tant que Mike n’aura pas un effectif qu’il aura choisi à 100%. De mon point de vue, ce n’est pas le coach qu’il faut à New York (Vive J.Van Gundy). La Free Agency sera déterminante dans son futur proche.

LE NÉCESSAIRE MELI MELO DE FEVRIER!

Jimmy a cité une idée répandue dans les esprits en général : « New York a perdu de vrais joueurs avec une grosse marge de progression et n’a plus de bancs. Alors que la chance de prendre Carmelo en juin était également possible ». Si effectivement les éléments échangés sont nombreux, plutôt jeunes et plutôt bons,il ne faut pas perdre de vue que NY a enrôlé une superstar de la ligue et il est rare d’avoir l’occasion de le faire. Retrouver des bons joueurs sera toujours plus facile que d’acquérir un all-star confirmé. Ceux qui pensent que Melo aurait encore été dispo en Juin me font marrer car New Jersey était prêt a lâcher les ¾ de sa team et les pom pom girls pour avoir le Nugget. New York serait alors,une nouvelle fois, passer pour les loosers et tout le monde aurait gloussé devant cet échec face aux « petits » voisins. J’aimerais être assez clair : ce trade n’a pas été effectué pour briller en PO2011, mais pour construire sur les trois ans à venir un effectif solide autour de STAT and Melo. Les personnes répétant bêtement que NY aurait fait un meilleur parcours sans le trade n’ont pas tout a fait compris son but. Tu ne peux pas jouer les premiers rôles quand tu change 60% de ton effectif deux fois en l’espace de quatre mois!!! Par contre, tu montes progressivement un roster capable de le faire dans un avenir proche. Melo était l’opportunité à ne pas rater et NY l’a saisi.

QUEL RÔLE EN EASTERN CONFERENCE?


La conférence EST n’est plus forcément celle qui est mentionnée par Jimmy. Dans les années 90, certaines équipes avaient un jeu brutal et intimidant dont les Knicks. Aujourd’hui, même les gars de Boston, ayant pourtant une étiquette « Dirty » passerait pour une équipe de Twirling Bâton à cette époque. La ligue et l’arbitrage ont petit à petit évincé la violence et protéger le jeu offensif. Alors Oui Melo et Stat ne sont pas les plus gros défenseurs du globe mais ce n’est pas leur rôle. Il faut juste ajouter les bonnes pièces au puzzle et donc des role-players qui pourront apporter ce que NY ne possède pas encore : une défense. Le problème de l’Estern est plutôt son niveau. Avec 40% de victoire, tu choppes une gâche en PO. New York peut logiquement se situer entre la deuxième et cinquième place la saison prochaine, à condition, évidemment, de prendre quelques éléments clés supplémentaires tel un pivot défensif et deux joueurs à vocation défensive.

NEW YORK ET SES « BLUES COLLARS »

C’est le nom porté par les Knicks au début des 90′. Les cols bleus étaient les ouvriers du basket à New York, pas ou peu de talents mais un cœur et des muscles énormes. Les Bulls s’en sortait toujours mais se faisait sauvagement secouer à chaque fois. Oakley, Mason, Smith ou Anthony étaient tout sauf des bras cassés. Ils étaient les poumons de Big apple, Ewing, le cœur. Du coup, beaucoup sont restés sur cette image-là mais le public attend avant tout que les gars se défoncent pour le jersey. Alors si New York gagne, peu importe la manière. Trop longtemps sevré de victoires, le public du MSG est redevenu lui-même cette saison et n’attend que du succès de son équipe. Une salle mythique avec une ambiance si spéciale. Non ,vraiment, je vous le répète mes amis: KNICKS ARE BACK!