Je vais essayer d’analyser à mon niveau le Renouveau des KNICKS…

Déjà, première question : Qu’est-ce que les Knickerbockers de New York ?? Une franchise NBA située dans le plus grand marché américain, fondée en 1946 et totalisant seulement deux titres NBA en 1970 et 1973. Quand de l’autre coté du pays à titre de comparaison Les Los Angeles Lakers en sont au 17ème titre. On compare souvent ces deux villes comme Tupac-Notorious Big, Rucker ou Venice Beach ou encore Spike Lee-Jack Nicholson !!!!

Histoire décomposée en trois aires :

La création et les titres entre 1946 à 1975, avec des joueurs comme Willis Reid, Walt Frazier et un certain Phil Jackson, Les Knicks remportent leurs deux seuls titres en 1970 et 1973.

La suivante, est celle qui a marqué notre génération. C’est l’aire de Patrick Ewing qui fut sélectionné au premier choix de la DRAFT ’85(ROY 86). Il redonna ainsi le sourire aux fans comme deux ans plus tard avec l’arrivée de l’enfant du pays Marck Jackson (ROY 88).

Mais c’est surtout la nomination à la tête de la franchise, pour la saison 1991-1992, de Pat Riley, qui était alors en mode show time avec les Lakers de Magic Johnson avec lesquels il remporta 4 titres, conjugué à l’arrivée d’une dizaine de bras cassés et de guerriers comme John Starks, Charles Oakley, MacDaniels etc… qui redonna espoir à toute une ville de remporter ce titre tant attendu. Mais le rêve de splendeur s’évanouit une nouvelle fois à cause du briseur de rêve de l’époque : un certain Michael Jordan. Et malgré le départ de Jojo pour cause de retraite durant 1ans et demi, Les Knicks vont en finale mais perdent contre Hakeem holajuwon et les rockets de Houston en 7 matchs. Le retour de Jojo et la naissance des Magic du duo Penny and Shaq sonna la fin des Knicks. Mais comme on dit : les grandes équipes ne meurent jamais. Les Knicks toujours emmenés par Pat Ewing finissent 8ème de la saison post Lock Out de 50 match en 1999. Mais les autres noms ne sont plus les mêmes : Larry Johnson, Allan Houston et Latrell sprewell. Le coach, qui fut par le passé l’assistant de Pat Riley, Jeff Van Gundy élimina au 1er tour les Heat de Riley, pourtant premier de la conférence et se glissa en finale pour y retrouver les Spurs de David Robinson, lui comme Ewing (blessé) à la recherche de son 1er titre. Mais Duncan plia cette finale en 5 manches et encore une fois le rêve de titre s’évapora pour cette ville qui aime tant le basket et ses Knicks…

 

Et pour finir, le Renouveau, c’est la partie que je vais essayer d’analyser :

Fini les années Isiah Thomas, qui furent peut être les plus catastrophiques de l’histoire de la franchise. Maintenant place au coach Mike D’Antoni arrivé en 2008, nommé par le nouveau président Donnie Walsh. Avec ce nouveau duo à la tête des Knicks, le premier but est de se débarrasser des gros salaires et des joueurs qui ne rentrent pas dans leurs plans pour être prêts pour les gros poissons comme Carmelo Anthony, Amare Stoudemire, Deron Williams, Chris Paul ou encore Dwight Howard pour ne citer qu’eux sur les prochains marchés estivaux.

2010 l’arrivée en grande pompe de la 1ère star Amare Stoudemire, plusieurs fois All Star aux côtés de Steve Nash et D’Antoni au Suns, est immédiatement suivi du retour de New York au premier plan de la conférence Est. Et cerise sur le gâteau, en février 2011, les Knicks se dépouillent de leurs talentueux et jeunes effectifs pour faire place à une seconde superstar Carmelo Anthony qui arrive avec Chauncey Billups dans ses bagages. Ils sortent au premier tour sur un Sweep des C’s de Boston..

Mon analyse :

  1. Le coach : Mike d’Antoni est un super coach, qui à mon sens a fait du bon travail avec les Suns grâce à un basket tout porté sur l’attaque mais avec un bilan de zéro titre. Avant lui les Kings ou les Mavs version Steve Nash ont essayé l’attaque à tout va pour un bilan de zéro finale NBA. Et un coach qui prône le jeu offensif dans une conférence Est qui est la conférence des maçons du cœur, est-ce vraiment une bonne chose ?? Je ne le pense pas et beaucoup d’autres comme Charles Oakley, ancien de la maison le pense également. Mais c’est là que certains coachs arrivent à s’adapter au contexte. Dallas en renforçant son équipe avec des meilleurs défenseurs et un coach Conférence Est dans l’âme remporte son 1er titre NBA.
  2. Le transfert de Carmelo Anthony et Billups contre Gallinari, chandler, Felton, Mozgov, Anthony randolph et Eddy curry. Pour la superstar, New York a perdu de vrais joueurs avec une grosse marge de progression et n’a plus de bancs. Alors que la chance de prendre Carmelo en juin était également possible…
  3. La concurrence à l’EST : l’est s’est renforcé avec la présence d’un trio Bulls-Heat-Celtics qui est encore devant. Les Knicks se situent pour moi dans le second trio Magic-Hawks-Knicks. En sachant que les Heat vont être, je pense, les nouveaux briseurs de rêve à l’EST avec les 3 All Star Lebron, Wade et BOsh.
  4. Le style des joueurs : New York est une ville où, que ce soit au Knicks ou sur ses playground Rucker Park, King Dome on joue dur et on est prêt à tout donner sur le terrain. On se rappelle tous de l’épisode Willis Reid en finale NBA ou des Anthony Mason, Greg Anthony, Kurt Thomas ! Mais à voir les joueurs dans l’équipe on ne retrouve pas du tout ce genre de caractéristiques.

Donc pour conclure, dans l’état actuel des choses, les Knicks ne sont pas encore des prétendants au titre. Car ils n’ont pas le coach qui colle à la philosophie de la franchise et de la ville. Le manque de bancs via le Trade de Carmelo a affaibli l’équipe, car on a bien vu avec Dallas que ce sont les bancs qui donnent la différence en finale NBA. Et les joueurs dans l’équipe ne sont pas des foudres en défense ni de gros guerriers prêts à aller à la bagarre. Pour finir, malgré le renouveau des Knicks la concurrence des autres franchises de la conférence Est est rude : Miami en épouvantail, les Bulls de D.Rose ou encore les dernières cartouches des C’s.

Maintenant c’est sur que la Draft et surtout l’été 2012 avec de nouveaux free agents sur le marché pourront redessiner la carte de la NBA.

Mais avant de penser à ça : Fuck le Lock Out…